LES PERES BLANCS: DES HOMMES DE CULTUREperes blancs

 
  La Société des Pères Blancs a été fondée en 1868 à Alger par le Cardinal Lavigerie.
  En arrivant à Alger en 1867, Lavigerie voit beaucoup plus loin que les rives de la Méditerranée. Pour lui, l’Algérie est une porte ouverte vers les autres contrées de l’Afrique. A cette époque-là, l’Afrique subsaharienne est peu connue et il n’y a pas encore beaucoup d’accès possibles par la mer ni à l’ouest ni à l’est : il faut donc risquer la traversée du désert.
  Ce fut le sens des premières stations des Pères Blancs au Sahara, à condition de ne pas les comprendre comme de simples « salles d’attente », car en arrivant au Sahara (Laghouat, Ghardaïa, Ouargla, etc.) les Pères entraient immédiatement en contact avec la population locale et lançaient diverses activités (écoles, dispensaires, etc.). Ce fut dans ce contexte que les Pères s’installèrent à Ghardaïa en 1884, à partir de Metlili.
  Aujourd’hui Ghardaïa est une grande ville (plus de 100.000 hab.) du Sud Algérien, à 600 kms d’Alger et à la porte du désert du Sahara. C’est une ville touristique et commerçante et la capitale de la vallée du Mzab. Elle a une double population : une sédentaire, berbère, musulmane de rite Ibadite (les Mozabites) et une autre arabe d‘origine nomade, musulmane de rite malékite (Chaamba, Mdabeh, Benithour). Par la suite sont venus d’autres Algériens, venus du Nord suite aux événements politiques, ou pour les activités économiques.
  Ghardaïa est aussi le siège de l’évêché catholique du diocèse de Laghouat-Ghardaïa, où réside l’évêque Claude Rault.
  La présence des Pères Blancs y remonte à 1884. Avec les Sœurs Blanches (Soeurs Missionnaires de Notre Dame d'Afrique, fondées aussi par le Cardinal Lavigerie et arrivées dans le diocèse en 1892) et quelques laïcs, ils forment la petite communauté paroissiale « multinationale », ne dépassant pas 20 personnes. La communauté des Pères Blancs est passée de 4 à 6 membres en mars 2016. Il s’agit du Père Miltenburg Johan,supérieur de la communauté (Néerlandais, à Ghardaïa depuis 2012), du Père Félix Telechea (Espagnol, de retour à Ghardaïa depuis 2015), du Père Amalebondra Jean-Marie (Congolais, à Ghardaïa depuis 2014), du Frère Nogbou Hans-Armel (Ivoirien, Stagiaire, à Ghardaïa depuis 2014) et du Frère Vincent Somboro (Malien, Stagiaire, à Ghardaïa depuis Juillet 2015).
  Mises à part nos autres activités (visite chez les Migrants subsahariens, visite au centre pour handicapés de Touzouz, etc.) Nous essayons d’être un pont entre les différentes populations au travers du CCDS (Centre Culturel et de Documentation Saharienne), qui comprend une bibliothèque de recherche, une bibliothèque de prêt et une photothèque, ouvertes à tous. Nous proposons également des cours de soutien ou de rattrapage, en français, en anglais, et en allemand, et bien d’autres activités (Expositions Photos, conférences, journées culturelles ou d’étude, etc.).
  Pour approfondir, consulter le site international des Pères Blancs