Historique du Centre Culturel et de Documentation Saharienne (C.C.D.S.)2014-11-20-ghardaia ccds

  En octobre 1998, dans le Var, est mort celui qui est à l'origine du Centre Culturel et de Documentation Saharienne (C.C.D.S.), le Père Jean LETHIELLEUX, à l'âge de 98 ans. Arrivé à Aïn-Sefra en 1929, il y fait la découverte du Sahara. Dans chaque poste où il est nommé, le Père Jean s'intéresse à la région et commence à faire des recherches historiques et sociologiques. Nous gardons de lui des études fouillées sur le Fezzan, les richesses archéologiques du littoral oranais, les palmeraies de l'Oued-Rhir, la ville de Ouargla, la région agricole de Biskra à l'époque romaine, etc...
  Mobilisé pour la guerre en tant qu'aumônier militaire en 1939, Jean revient à Djelfa en 1945 jusqu'en 1949. C'est là qu'il lancera le Centre de Documentation Saharienne (C.D.S.), de sa première appellation. A la suite des mutations provoquées par la guerre, son souci est de préserver le patrimoine extrêmement riche du pays et de réunir une documentation précieuse pour les chercheurs des générations à venir : universitaires, enseignants, cadres, bureaux d'études...
  Par la suite, le Centre est transféré à Ghardaïa et le dépôt s'enrichit de l'apport d'autres bibliothèques et des travaux de spécialistes, surtout des Pères Blancs, décédés ou rentrés dans leurs pays d'origine. Signalons, pour la région de Ghardaïa et ses alentours, les études des Pères Louis DAVID (1874-1966) et Pierre CUPERLY réalisées sur l'Ibâdisme.
  En 1992, sous l'impulsion du Père Bernard LEFEBVRE, la Bibliothèque du C.D.S. a renouvelé son équipement en matériel (260 m de rayonnage) et en fichiers (arabe, berbère et français). Après une fermeture de trois ans, entre 1995 et 1998, Père Philippe THIRIEZ ouvre de nouveau le Centre et commence un premier travail d'informatisation. Une extension est réalisée en construisant une salle contiguë à la Bibliothèque de Recherche. D'autre part la Bibliothèque de prêt qui se trouvait dans une petite salle est transférée vers deux grandes salles, proposant d'avantage d'espace.
  Petit à petit, l'objectif prioritaire de préservation du patrimoine documentaire s'étend à d'autres activités : des cours de langues sont mis en place et, sous l'instigation du Père Miguel LARBURU, le Centre organise des Conférences et des expositions, et ainsi le C.D.S. devient Centre Culturel et de Documentation Saharienne (C.C.D.S.). En même temps une nouvelle informatisation avec numérisation des documents et ouverture d'un site Web est réalisée. Ainsi les bénéficiaires peuvent désormais rechercher les documents soit dans les catalogues disponibles, soit dans les ordinateurs mis à leur disposition, ou même à distance dans le site Web. De même, la numérisation de la photothèque existante commence.